Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°251 du 1er au 15 mai 2013

La droite agressive de Drancy n’aime pas a démocratie locale et déteste les socialistes. Que l’un d’entre eux ait été élu démocratiquement par les citoyens de Drancy ne change rien à l’affaire, ils ne sont pas les bienvenus dans le débat public géré à la Berlusconi par le maire de Drancy.

Voici le texte que j’ai écrit pour le numéro 251 de Drancy Immédiat, paru le 1er mai 2013.

2014 approche : les mots de la municipalité de droite sont de plus en plus violents contre les élus socialistes de Drancy.

Et pourtant, le maire se félicite de l’avancée du projet de ligne de Métro à Drancy ? Ce projet est issu de la fusion de la région Ile de France, région socialiste et de celui de l’Etat, désormais également gouverné par un socialiste. Les socialistes de Drancy se sont toujours battus pour que Drancy ne soit pas oubliée dans les plans de transport en commun de demain, pour que les entreprises puissent s’y installer, pour que l’air y soit plus pur…

En parlant d’air pur, vous ne trouvez pas que l’oxygène est cher à Drancy ? Le Maire nous a écrit une belle lettre, expliquant que de méchants socialistes locaux l’avaient poursuivi « à tort » sur certains actes de gestion de notre ville et que des juges « non indépendants » de Paris avaient décidé de le poursuivre, etc. Ok, laissons la justice travailler et la présomption d’innocence jouer son rôle.

Toujours est-il que « Oxygène », l’association des élus de la majorité de M. Lagarde, a bien dû rembourser à la ville plus de 50.000 € pour des dépenses que la ville avait payé, à tort, pour le compte de l’association. C’est un fait, pas une polémique.
La municipalité devrait se concentrer sur ses chiffres et sa gestion de la ville (plutôt qu’à celle de son association de soutien), au lieu de donner toutes les 2 minutes, de grandes leçons de morale aux socialistes, lesquels font simplement leur travail d’opposition locale.

Gilles Saulière
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

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Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°248 du 16 au 31 mars 2013

Dans quelques jours, le printemps, le retour des beaux jours. Cet hiver, nous avons gagné le mariage pour tous. Vive la gauche qui permet ce type de belle avancée humaniste, lorsqu’elle est au pouvoir.

Et bravo M. Lagarde, rare député de droite à avoir voté pour.

Mais ce printemps, la guerre de tous contre les réformes de l’éducation, à commencer par les nouveaux rythmes scolaires, va battre son plein. J’espère que Vincent Peillon et le gouvernement tiendront bon. Il est facile de critiquer et rejeter, il est courageux de réfléchir et lancer les nécessaires réformes pour le bénéfice de nos enfants, les plus maltraités des enfants européens au niveau rythme scolaire.

Cela va coûter de l’argent aux communes ? OUI ! Chaque municipalité fait des choix quand elle construit son budget et c’est clair, à Drancy, ce n’est pas le choix de l’enfant qui est fait: pas un centime ne sera versé pour cette rentrée, les enfants attendront la rentrée 2014 pour voir leur journée réaménagée dans le sens d’un peu moins de cours à ingurgiter en trop peu de temps.

Mais à Drancy, les priorités sont ailleurs désormais : iL faut taper sur le gouvernement, sans cesse et coûte que coûte. Les trains de matières dangereuses traversent Drancy: c’est la faute à Hollande ! Les rues se creusent d’ornières dignes d’un pays sous-développé: c’est la faute à Ayrault ! Les cambriolages: c’est la faute à Valls. etc. Franchement, est-ce bien sérieux ? Travaillons plutôt tous ensemble à faire progresser Drancy.

Gilles Saulière
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

Jean-Christophe Lagarde et les « étrangers », une longue histoire de désamour

Souvenez-vous cela se passait le 30 mars 2010, à l’assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault avait déposé un projet de loi sur le Droit de vote des étrangers aux élections locales. La droite, toujours aussi en avance côté émancipation des individus, avait poussé ses cris habituels d’orfraie puis avait voté contre, comme un seul homme bien réac.

Notre député maire Jean-Christophe Lagarde avait brillamment expliqué son vote « CONTRE », tenant de le faire paraître comme quelque chose d’encore plus progressiste que ce projet de loi, en expliquant qu’il souhaitait que les étrangers résidant en France acquièrent plutôt la nationalité française, afin notamment de pouvoir voter, plutôt que de demeurer, je cite, « des demis, des quarts ou des dixièmes de citoyens »

Ainsi donc, pour M. Lagarde, un étranger résidant en France est une sorte de sous-quelque chose…

Pour M. Lagarde, un étranger est une sorte de sous-quelque chose, quelqu’un qui n’aurait droit qu’à quelques miettes de droits : « un demi, d’un quart ou d’un dixième de droit ». M. Lagarde estime qu’il faut absolument prendre la nationalité française pour se voir reconnu autant de droits qu’un français. Sinon ? Sinon, on reste « celui qui ne veut pas s’assoir à la table de famille »… l’affreux qui dédaigne ou rejette cet honneur immense et incommensurable de prendre la nationalité française ! Quel être méprisable ! Honte sur lui….

Celui-ci n’aura pas le droit de s’intéresser à la vie de la communauté dans laquelle il vit, où sa famille vit, où ses enfants vont à l’école, où il achète son pain tous les matins, voire, participe à l’une des nombreuses associations drancéennes….

Curieuse conception de l’hospitalité, non ? Tout petit, on m’a expliqué qu’il fallait toujours laisser une place vide à table, pour l’étranger qui passe et que l’on se doit d’accueillir à bras ouverts… Pas vous ? En tous cas pas pour M. Lagarde, apparemment.

Ne confondez pas élections nationales et élections locales !

Sa mauvaise foi est de plus, évidente lorsqu’il argument ainsi : « Pourquoi, si l’on ne décide pas de participer à la vie de la nation, aurait-on le droit de voter ? » . Mais M. Lagarde, un étranger qui vit en France peut tout simplement avoir très envie de conserver sa nationalité d’origine ! Que savez-vous de son histoire, de son passé de sa culture ? Peut-être est-il sentimentalement attaché à son pays d’origine ! Peut-être vivrait-il comme un déchirement de devoir abandonner sa nationalité, peut-être veut-il continuer à pouvoir voter pour les élections nationales de son pays d’origine ! Etc. Etc. il peut y avoir des milliers de raison à ce qu’un étranger souhaite conserver sa nationalité ! Cela n’en fera pas, pour autant, un être vil qui méprise la France et ses valeurs, M. Lagarde. Cela n’en fera pas pour autant un être incapable de penser, observer, vivre en France et donner un avis aussi judicieux que tout français de nationalité…

Mais surtout, M. Lagarde, il n’est pas question ici de voter sur de grands enjeux politiques nationaux et internationaux, il ne s’agit pas de voter ‘nationalement’, terme qui correspond effectivement au concept de ‘nationalité’ mais de voter localement, dans nos villes ! Qui parle de droit de vote aux élections nationales ? Personne ! Nous parlons du vote de quelqu’un pour les élections locales de la ville où il vit au quotidien, achète son pain, va au marché, ouvre une boutique, a un emploi, … et peut avoir le souhait de donner son avis et apporter sa contribution à la vie de la Cité (avec un grand ‘C’, bien sûr). Alors, où est le problème ? De quoi, de qui avez-vous peur ?

Le débat se ré-ouvre sur cette question depuis que la gauche progressiste et émancipatrice a succédé aux années de régression des libertés sarkozystes, nous allons porter une attention particulière aux prises de position de M. Lagarde. Seront-elles aussi péremptoires et à côté de la plaque qu’en 2010 ? Ou l’effet Taubira post mariage pour tous (pour lequel il a voté « pour », Bravo M. Lagarde, ce vote vous honore.) sera encore dans les esprits et il se rendra compte de son erreur de jugement ?

Gilles Saulière
Président du groupe Socialiste au Conseil municipal de Drancy


Texte complet de Jean-Christophe Lagarde à l’assemblée nationale le 30 mars 2010 : (à noter qu’à chaque fois, il sera chaudement applaudi par ses amis de l’UMP sarkozyste, malgré l’éternelle image de centriste très modéré et souvent anti-sarkosyste qu’il proposait à Drancy avant de se rallier ouvertement à lui lors de la dernière ligne droite de la présidentielle 2012).

1ère contribution aux débats :

Le groupe Nouveau Centre, à l’exception notable de Stéphane Demilly et de Maurice Leroy, votera contre cette proposition de loi – mauvaise réponse à une vraie question.

La citoyenneté ne se découpe pas, ne se « saucissonne » pas, ne se disperse pas. On est citoyen ou on ne l’est pas. L’octroi du droit de vote aux étrangers extra-communautaires aux élections locales et pas aux autres nous paraît anormal en démocratie et, surtout, totalement surpassé par une autre notion : la citoyenneté française, qui permet de jouir de tous les droits de citoyen et non pas d’un demi, d’un quart ou d’un dixième de droit qu’on accorderait à un étranger au prétexte de l’ancienneté de sa présence sur notre territoire. Pourquoi voter si l’on n’a pas choisi la nationalité ? Pourquoi, si l’on ne décide pas de participer à la vie de la nation, aurait-on le droit de voter ? J’entendais Noël Mamère prétendre que notre seule réponse serait : « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Non ! Nous nous proposons de les accueillir, nous leur proposons d’acquérir la nationalité française, plutôt que de n’être que des demis, des quarts ou des dixièmes de citoyens. (Applaudissements sur les bancs des groupes NC et UMP.) Nous leur proposons de devenir des citoyens à part entière, c’est-à-dire pourvus du droit de siéger à l’Assemblée elle-même. (« Très bien ! » sur plusieurs bancs du groupe UMP.) On avance qu’il faudrait donner le droit de vote municipal aux étrangers résidant en France parce qu’ils sont contribuables. Or ces deux mots recouvrent une réalité bien différente : le citoyen participe aux choix de la nation alors qu’un contribuable l’est rarement volontairement.

2ème contribution aux débats :

J’invoquerai l’histoire : notre conception de la citoyenneté est le fruit d’un projet politique. D’autres nations, qui ont accordé le droit de vote aux étrangers aux élections locales, ont décidé que leur socle serait culturel quand le nôtre est profondément politique. La Révolution française a décidé de créer une nation à partir de l’adhésion à trois principes fondamentaux gravés au fronton de nos bâtiments publics – Liberté-Égalité-Fraternité –, principes auxquels on a ajouté, en 1905, celui de laïcité. C’est cet acte de volonté qui reste nécessaire pour devenir français, rien d’autre. Ainsi, les députés de l’opposition qui ont évoqué la citoyenneté européenne ont-ils raison : celle-ci est fondée sur un acte de volonté, celle de construire une autre entité, une nouvelle citoyenneté. Il n’est donc, à mes yeux, pas normal qu’ils n’aient pas le droit de vote à toutes les élections et qu’ils se retrouvent aujourd’hui des électeurs amputés d’une partie de leurs droits. En outre, nous ne comprenons pas la volonté de l’opposition de découper le citoyen en tranches, si l’on ose dire. Selon le texte, les étrangers extra-communautaires ne bénéficieraient du droit de vote qu’aux élections municipales, soit parce qu’ils paient des impôts municipaux soit parce que leurs enfants fréquentent l’école maternelle ou l’école primaire. Mais dès lors que ces derniers passeraient au collège, leurs parents ne seraient-ils plus citoyens et les belles envolées lyriques dont vous nous avez gratifiés n’auraient-elles plus d’objet ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Même chose lorsque ces enfants deviendraient lycéens. Lorsque, au ministère de l’éducation nationale, on fixe les programmes des collèges et lycées, les parents en question n’auraient-ils tout à coup plus rien à dire ? Il y a une grande hypocrisie à découper ainsi la citoyenneté : selon le système que vous voulez instaurer, les étrangers concernés auraient le droit, en certaines occasions, de s’exprimer et, en d’autres circonstances, se retrouveraient privés de ce droit. Nous pensons que la bonne solution n’est pas celle que vous préconisez. Mieux vaudrait faciliter l’accès à la nationalité française pour ceux qui en font la demande. Tâchons de faire en sorte que les étrangers qui deviennent citoyens français et que nous honorons d’une réception dans nos mairies, n’aient pas attendu quatre, cinq ou six ans pour obtenir la nationalité. Nous devons permettre à un étranger résidant depuis suffisamment longtemps sur le territoire de l’acquérir en moins d’un an. C’est la tradition de la France. J’irai plus loin : quand un étranger vient renouveler son titre de séjour, on devrait lui proposer la nationalité française. J’y insiste, c’est la tradition de la France que de vouloir faire partager son projet et ses valeurs politiques à ceux qu’elle accueille sur son sol. Mais si nous devons le leur proposer, ils doivent garder le droit de refuser d’être citoyens français, donc de ne pas voter. (Applaudissements les bancs du groupe NC et sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°245 du 1er février 2013

2013, nouvelle année ! Je vous souhaite à toutes et à tous, chères amies, chers amis de Drancy, ainsi qu’à tous vos proches, du fond du cœur, une très bonne année 2013.

2013 est une année entièrement à gauche pour notre France, enfin ! En effet, que l’on soit de droite ou de gauche, il est important que le pouvoir change de mains régulièrement, c’est ainsi que l’on avance, la France en avait besoin, comme demain, la ville de Drancy en aura besoin.

Nous avons presque oublié les exagérations et dérives de cette droite sarkozyste que même la droite (sauf quelques uns, comme le maire actuel de Drancy) n’a plus voulue à la tête de l’Etat en mai 2012. Il était temps, le défi à relever est de taille, au vu de la quantité colossale d’argent qui a été offerte sans compter et sans contrepartie (!), par la droite, au joyeux monde de la finance, depuis le début en 2007 de la superbe « crise financière internationale ». La dette des banques a été «offerte » aux États, donc à chacun de nous !  Et nous devons nous serrer la ceinture pour rembourser les errements graves de nos chers spéculateurs…

A Drancy, la crise semble ne pas avoir touché la municipalité ! En effet, alors que par exemple, le Conseil général socialiste de notre département du 93 a supprimé, dès 2008, les somptueux vœux de ses prédécesseurs, la soirée des vœux du maire de Drancy, pour bien commencer l’année, est toujours plus spectaculaire d’une année à l’autre. Tout un symbole.

Retrouvez-nous sur http://www.drancy2014.net et le dimanche matin sur le marché des quatre routes.

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°242 du 16 décembre 2012

Où sont passés les conseils de quartier ?

A Drancy, les nids de poule se creusent dans les rues de quartiers qui semblent ne pas intéresser la municipalité : Où sont passés les conseils de quartier où parler de tout cela ? « Voyons d’abord comment ces conseils vont vivre » disait le Maire en 2010…. On voit ! On ne voit RIEN. A croire que la démocratie participative ne vaut que dans les belles promesses électorales et se résume ensuite à la distribution en grandes pompes de belles cartes rayées bleu blanc rouge aux membres des conseils de quartier … pour orner leur portefeuille, uniquement. Zéro information, zéro réunion depuis combien de temps ? La parole des habitants n’intéresse donc pas la municipalité ? À croire que non. Pourtant, des choses à dire, il y en a, comme dans toute ville qui a le souci de ses habitants.

A Livry-Gargan, à Nogent, à Vanves, dans de + en + de villes, la fibre et le très haut débit arrivent chez les habitants, gratuitement. A Drancy, elles sont réservées aux liaisons de la mairie, aux caméras de surveillance. L’accès numérique à la culture n’intéresse pas le Maire ?

C’est bientôt le moment des vœux, M. le Maire, nous faisons celui que vous vous re-souveniez que les habitants de Drancy savent s’exprimer, débattre , ce n’est pas seulement votre ville, c’est la notre à toutes et à tous aussi.
Chers ami(e)s, Les socialistes de Drancy et moi-même, vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année. A très bientôt, sur le marché dominical et sur internet : http://www.drancy2014.net

Gilles Saulière, élu socialiste

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°239 du 1er novembre 2012

A ce moment unique de la vie de notre pays où la majorité des organes politiques sont aux main des socialistes et de leurs alliés, il est possible de mener des réformes importantes de société, comme nous l’avons toujours fait chaque fois que nous avons été au pouvoir. Je me souviens particulièrement de 1981, lorsque nous avons aboli la peine de mort, dès la première année de gouvernement de la France par M. François Mitterrand.

Nous avons également mené les plus belles réformes dont chacune et chacun bénéficient depuis, pour le bien de tous :

Front populaire (1936-1938)

  • Semaine de 40 heures
  • Congés payés(15 jours)
  • Liberté syndicale
  • Conventions collectives

Gouvernement Guy Mollet (1956)

  • 3ème semaine de congés payés (février 1956)
  • Indépendance du Maroc
  • Signature du Traité de Rome instituant la CEE

1er septennat de F. Mitterrand (1981-1986)

  • Retraite à 60 ans,
  • 5ème semaine de congés payés
  • Augmentation du SMIC et des minima sociaux
  • Réduction et exonération d’impôts pour les plus défavorisés
  • Loi Auroux Egalité professionnelle hommes-femmes
  • Impôt sur les grandes fortunes
  • Abolition de la peine de mort
  • Remboursement de l’IVG
  • Décentralisation
  • Relance de la Recherche et de la Culture

Il est temps aujourd’hui de continuer dans cette voie réformiste et ne pas plier aux seules injonctions de la finance, des marchés, de la dérégulation internationale.

L’un des fléaux de notre temps est le développement de l’industrie du crime, à travers la puissance que lui confère le contrôle du florissant marché de la drogue. Voici le texte à paraître dans le numéro 239 de Drancy Immédiat, journal d’informations municipales sous la maigre rubrique qu’attribue la majorité de M. Lagarde à l’opposition démocratique « Libre opinion » :


« En 1919, les USA mirent en place la prohibition, l’interdiction de vendre de l’alcool, considérant que c’était un fléau national et que l’interdire supprimerait la consommation. Chacun sait ce que cela eut pour résultat, l’explosion de la criminalité, le marché de l’alcool atterrissant entre les mains de mafias qui n’en demandaient pas tant, produisirent de l’alcool sans aucun contrôle et s’enrichirent. En 1933, après 14 ans de désordres et de violences que le cinéma a parfaitement décrites dans des films comme Scarface, l’ineptie fut stoppée par Roosevelt. L’industrie du crime perdit aussitôt une très grande partie de ses revenus, le calme et la paix civile revinrent peu à peu dans les villes.

Quelle est aujourd’hui la source principale de richesse du banditisme un peu partout dans le monde ? La drogue. Il faudrait donc retenir un peu les leçons de l’Histoire et comprendre qu’interdire ne supprime pas mais au contraire, laisse toute la place au monde du crime, des mafias internationales jusqu’aux dealers des quartier, en contact permanent avec nos enfants.

Comme partout ailleurs, Drancy est concernée, et nous devons prendre conscience de cet enjeu important pour la paix dans nos rues, dans nos halls d’immeuble, mais aussi, pour notre santé : il faut légaliser les drogues, retirer cette source de revenu au crime organisé, contrôler la production et la vente en encadrant les usages pour, enfin, pouvoir faire de la prévention.

Certains ministres et élus socialistes osent en parler, soutenons-les. »

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy


Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°236 du 16 septembre 2012

Drancy, capitale mondiale de la cantine gratuite pour tous, quelque soit le revenu des parents, (…), archétype de la fausse bonne idée, mais bien populiste, parce que tellement séduisante au premier abord…

Voici le texte de la rubrique de l’opposition socialiste conduite par Gilles Saulière, président du groupe, sur ce thème, le 16 septembre 2012, dans le journal local Drancy Immédiat, journal par ailleurs, tout à la gloire de M. le Maire….


Septembre,  synonyme de rentrée des classes, pour nos enfants. Pour les familles les moins favorisées de tout le pays, une allocation de rentrée scolaire a été versée, pour chaque enfant de 6 à 18 ans. Pour que l’égalité des chances soit un peu plus réelle en ce moment si important de l’année. Voila un exemple évident de générosité collective, de politique de redistribution efficace, qu’il ne viendrait à l’idée de personne de la remettre en cause …ni de la généraliser à tous les enfants, quelque soit les conditions de ressource de la famille.
Pourquoi la municipalité de Drancy s’obstine-t-elle alors à reconduire d’année en année depuis 2007, le principe strictement inverse, pour la gratuité de la cantine dans les écoles, pour les enfants de familles démunies comme celles des familles les plus riches ? Mesure qui devait être généralisée à l’ensemble du pays, d’après le maire, mais qui n’a pas fait illusion bien longtemps, ailleurs qu’à Drancy. Montant de cette « générosité » aveugle qui donne aux enfants des plus riches comme à ceux qui en ont vraiment besoin : plus d’un million d’euros en 2007, combien en 2012 ?
Pour établir l’égalité, il faut redistribuer, c’est-à-dire, demander un effort plus important aux riches et redistribuer aux plus démunis. Ce que fait l’allocation de rentrée scolaire, ce que font les restos du coeur. Faire l’inverse, comme à Drancy, redistribuer de la même façon à tous, casse le principe de la générosité redistributive. – http://www.drancy2014.net


Il est a noter la réponse aussi savoureuse que particulièrement incompréhensible de la majorité de M. Lagarde à cet article, dans le même journal, juste à côté de la rubrique socialiste…

Nous ne résistons pas au plaisir de vous la re-communiquer dans son intégralité :


Réponse de la majorité de droite de M. Lagarde :

« Les Drancéens sont riches… C’est une affirmation qui peut surprendre, mais rien ne nous étonne de la part des socialistes qui ne reculent devant aucune démagogie pour critiquer l’action municipale. Lors des dernières élections municipales, ils soutenaient qu’il fallait absolument maintenir la gratuité de la restauration scolaire pour les écoles élémentaires, mais en plus, ils prétendaient qu’il fallait en faire bénéficier les écoles maternelles. Trois ans plus tard, les mêmes élus disent que cette gratuité est un scandale car c’est un cadeau fait aux riches de Drancy. Ces riches, on ne sait pas où ils les ont trouvés en masse ! À titre d’exemple, un couple avec deux enfants et 2000 euros de revenus mensuels paierait 3,50 € par repas. Pour les élus socialistes, ils sont là les riches de Drancy ! Et pour eux, il faut faire des différences entre les enfants qui fréquentent nos écoles. Nous, nous sommes pour le droit de chaque enfant à un repas équilibré par jour. Eux pas. Mais les socialistes ne sont effrayés par aucune incohérence puisque le gouvernement a attribué une allocation moyenne de rentrée scolaire de 60 € par enfant. Cette prime revient à 6 euros par mois. À Drancy, l’avantage consenti aux familles est dix fois supérieur, mais à leurs yeux, il faudrait exclure certaines familles au motif que cette mesure de gratuité résulte de la « générosité aveugle », voire imbécile, de la municipalité. Les Drancéens apprécieront cette position nouvelle des élus socialistes. À Drancy, nous avons voulu montrer qu’il appartenait aux villes de venir en aide aux familles, à toutes les familles, sans discrimination. Le Bourget et Dugny ont fait de même, mais nous attendons que d’autres suivent notre exemple… »

SOS ! Nous lançons un appel à témoins pour savoir si quelqu’un a compris ce que la droite voulait dire….

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°233 du 1er juillet 2012

Suite aux victoires de la gauche et du parti socialiste à la présidentielle et aux législatives, une tribune dans 1Drancy Immédiat n°233 du 1er juillet 2012, sous le soleil, sous le signe des remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont permis de chasser MM Sarkozy et toute sa troupe d’ardents défenseurs de la finance et des plus riches, amateurs de boucliers fiscaux en tous genres et autres niches protectrices de leurs intérêts, artisans infatigables et minutieux de la destruction de la cohésion sociale et sociétale dans le pays, divisant les habitants de notre beau pays pour mieux les opposer, attisant la haine envers l’étranger, le pauvre, l’exclus, le différent, etc. etc.

La gauche a gagné, la paix, le respect, l’amour de l’autre peuvent revenir au premier plan dans notre beau pays de France…

Voici le texte de la rubrique :


Drancy est majoritairement à gauche, nous le savons et le 6 mai dernier, Drancy a majoritairement choisi François Hollande pour être le président de la république française. Merci à vous toutes et à vous tous. Depuis, l’air est plus respirable, les mots accueil, ouverture, générosité, solidarité ne sont plus tabous. La devise de la France a retrouvé une réalité, «Liberté, Égalité, Fraternité » sont de nouveau les valeurs fondamentales de notre pays. Qui s’en plaindrait ? Les étrangers ne sont plus ces dangers qui voleraient notre travail et abuseraient de notre système social. La richesse vient de l’autre, de la diversité, au contraire de ce qu’a martelé Monsieur Sarkozy pendant 5 longues années. Les jeunes ne sont plus ces délinquants en puissance qu’il faut enfermer, nos villes de Seine St Denis ne sont plus à « karchériser ». La retraite n’est plus un luxe. Les banques ne sont plus ces dieux de l’Olympe devant lesquels le pays s’est trop longtemps courbé.
L’assemblée nationale est désormais également à gauche, nous  allons pouvoir remettre le pays sur ses valeurs, ses vrais enjeux, ses vraies urgences : emploi, social, santé, éducation, logement. Il nous reste à redonner aux collectivités locales, aux villes, les moyens de leurs missions. Drancy n’est pas Neuilly, ni Levallois-Perret. Drancy, ville populaire, doit axer sa politique vers ses habitants, tous ses habitants.
Retrouvez nous sur http://www.drancy2104.net


 

Déclaration post-campagne de Gilles Saulière au Conseil municipal de Drancy du 28 juin 2012

Voici le texte de la déclaration que je comptais faire hier soir jeudi 28 juin 2012, pour la dernière séance du conseil municipal de Drancy avant les vacances estivales. Mais d’une part M. Lagarde, Député Maire, avait séché la séance…. d’autre part, je n’ai pas eu l’autorisation de la lire, pour un problème « formel », n’ayant pas déposé ce document dans le délai requis, avant la séance, lequel délai sert à préparer le dossier relatif au texte, si besoin, ce qui n’était évidemment pas le cas pour mon texte… Vous apprécierez par vous-mêmes.

Monsieur Le Député Maire

Mesdames messieurs les élus, chers collègues

Le 6 mai 2012, François Hollande a été brillamment élu à Drancy comme dans toute la France.

Avec 61.87% des voix dans notre ville, les Drancéens ont exprimé ce jour là, une volonté forte de changement de politique. Ils ont manifesté leur souhait express de mettre fin aux années Sarkozy, que vous avez, M. Le Député Maire, soutenu avec force et vigueur jusqu’au bout.

Au premier tour des élections législatives, les Drancéens ont de nouveau exprimé leur volonté de changement, on plaçant en tête de la gauche la candidate de la nouvelle majorité présidentielle, socialiste.

Au terme d’une campagne électorale particulièrement déséquilibrée au niveau de l’ampleur pour le moins spectaculaire des moyens mis en œuvre du côté de la droite, vis à vis des modestes moyens activés de l’autre, avec la présence devenue rituelle de faux candidats sans visage uniquement présents pour tromper le vote des électeurs, avec des échanges entre militants d’une rare violence (et j’adresse là mes meilleures pensées à toutes et tous les agressés, quelque soit leur camp, car la démocratie ne mérite pas cela, la démocratie ne demande pas que l’on en vienne aux mains pour défendre son champion), bref au terme d’une campagne à ne pas citer en exemple dans les cours d’instruction civique de nos écoles, les citoyens de la 5ème circonscription vous ont réélu député pour 5 ans. Bravo.

Député pour 5 ans, mais dans une assemblée nationale à gauche. Et aujourd’hui vous êtes dans l’opposition dans notre département, dans notre région, dans notre pays et les clés d’accès aux ministères vous ont été retirées.

Monsieur le Député Maire, est-ce vrai qu’un député d’opposition ne sert à rien ? C’était votre argument de 2007. Et vous avez largement axé votre campagne sur l’impact local de votre mandat de député de la majorité. Est-ce que le fait de vous avoir élu va être, selon vous, une sorte de punition pour les Balbiniens, Bourgetins, et nous-mêmes, Drancéens ?

Vous êtes l’ultime député de droite de Seine Saint Denis. Qu’allez vous faire ? Non point pour le pays, ce n’est pas l’objet de cette assemblée que de trop parler de politique nationale, mais pour votre circonscription ? Et pour Drancy ? Est-ce qu’un député d’opposition va subitement, servir à quelque chose ?

Dernière question, M. le Député Maire, bientôt, le gouvernement de Monsieur Ayrault proposera une loi sur le nom cumul des mandats. Quel sera votre choix, sans langue de bois ? Député ? Ou Maire de cette ville de Drancy, au plus près de nos concitoyens dont vous vous souciez tant, même si vous ne souhaitez pas qu’ils puissent voter pour ou contre vous, en 2014, s’ils sont étrangers.

Quel sera votre choix ? Le syndrome du maire devenu ministre, oublieux de ses anciens administrés hante encore l’esprit des Drancéen(e)s.

Gilles Saulière
Président du groupe socialiste
au Conseil municipal de Drancy

A drancy aussi, le changement c’est maintenant !

Drancy, nous l’avons toujours dit, nous l’avons toujours cru, vote à gauche. Les résultats de dimanche, pour le premier tout de la présidentielle 2012, le confirme largement : 35,5% des voix pour François Hollande, 16,19% des voix pour notre camarade Jean-Luc Mélenchon, rien que sur ces 2 noms, cela fait plus de 50% des voix qui portent un candidat de gauche à l’Elysée.

M. Lagarde a choisi pour cette élection, de s’engager clairement pour M. Nicolas Sarkozy, il est probable qu’il ait, une fois de plus, fait le mauvais choix, après Bayrou en 2007…

Ce score de la gauche à Drancy et particulièrement du candidat socialiste, est-il une promesse de jours ‘en rose’ pour bientôt, il est encore tôt pour le dire, mais l’espoir est bel et bien là.

En attendant, rendez-vous le 6 mai pour transformer l’essai du premier tour, plus que jamais, le slogan de François Hollande, « Le changement c’est maintenant », prend tout son sens.